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Maître chien dans la gendarmerie

Maitre Chien Gendarmerie

Le maître-chien ou la maîtresse-chien de la gendarmerie nationale, est un militaire qui travaille en duo avec un chien pour retrouver des personnes disparues, des matières explosives, des drogues, intercepter des malfaiteurs ou assurer des missions de protection des personnes et des biens.

L’agent cynophile, au sein de la gendarmerie, assiste les brigades lors de pistages, perquisitions, détections, contrôles routiers… Il joue également un rôle d’information, d’instruction et de conseil dans les écoles et collèges.

La gendarmerie française compte 571 équipes cynophiles. Ces animaux sont formés dans un centre canin, à Gramat, où les duos chien – gendarme sont constitués en tenant compte du caractère de chacun. Hors interventions, les maîtres-chiens s’occupent de leur animal et s’entraînent. L’agent cynophile doit se faire obéir de son collègue à quatre pattes et établir une confiance parfaite avec lui.

Le chien au cœur de la gendarmerie, un atout 

L’odorat très développé du chien en fait une aide précieuse pour les gendarmes. Pour être plus efficace, le chien est formé à une seule discipline olfactive : recherche de personnes disparues, d’armes, de stupéfiants, d’explosifs ou de billets de banque.

Les races utilisées sont, majoritairement, des bergers allemands, des bergers belges et des malinois car ces animaux sont intelligents, vifs, dociles et aiment le travail. Hors interventions, ils sont confinés au chenil de l’unité. Ils prennent leur retraite vers l’âge de 8 ans et sont alors accueillis chez leur maître-chien. Une nouvelle relation s’installe alors entre eux.

Les missions du maître-chien en escadron de gendarmerie

Le métier de maître-chien de la gendarmerie nationale offre d’importances possibilités de missions sur le terrain.

S’il a suivi la spécialisation « pistage » au cours de sa formation, le gendarme peut travailler sur des missions de piste-défense :

A l’aide de son chien, le maître-chien doit chercher des personnes disparues à l’aide des traces laissées sur leur passage. C’est le cas lors de fugues d’enfants par exemple. Le pistage permet également au duo gendarme / chien de rechercher des personnes disparues en montagne. C’est la mission avalanche. Dans tous les cas, l’agent cynophile doit avoir habitué son chien à retrouver une personne après avoir flairé un objet qui lui appartient.

D’autres militaires s’orientent plutôt vers des opérations de recherche et de détection :

Leur chien est un expert de l’olfaction (il retrouve un objet grâce à son odeur). C’est utile dans de nombreux domaines. Les chiens de recherche aident à démanteler des trafics de drogue (arrestation de véhicules aux frontières par exemple), à mettre fin à la dissimulation de faux billets de banque (repérage des lieux de stockage ou de fabrication), à empêcher des actes terroristes (recherche d’explosifs), à lutter contre le trafic d’armes et de munitions.

Il existe une unité cynophile de garde, de patrouille et d’éclairage :

Le gendarme et son chien y localisent et arrêtent des individus. Il peut être question de malfaiteurs en fuite à la suite d’un braquage ou d’un cambriolage, comme de recherche d’objets perdus ou cachés. En patrouille, l’unité sécurise des zones à risque et des bâtiments (vol sur les chantiers, agressions à la sortie d’offices religieux, etc…). Au cours des perquisitions, le binôme chien / agent cynophile assure la protection et l’appui des équipes d’interventions.

Dans le cadre d’enquêtes judiciaires, le conducteur cynotechnicien est appelé à rechercher des restes humains ou des traces de sang :

C’est le cas lorsqu’un suspect avoue un meurtre et ne retrouve plus l’emplacement du corps, ou encore lorsqu’il choisit ne pas aller jusqu’au bout de ses aveux en cachant l’emplacement exact du cadavre (l’absence de corps est toujours problématique pour clôturer une affaire). La recherche de traces de sang peut intervenir pour retracer les faits et confirmer ou infirmer des hypothèses. Le fait qu’une victime perde du sang à un endroit précis donne des renseignements sur les événements qui sont survenus avant sa mort ou sa blessure.

Au sein des équipes du GIGN, il existe une équipe cynophile d’assaut :

Les agents cynophiles de cette section neutralisent des individus dangereux retranchés dans des lieux. Le chien permet à la fois de connaître l’emplacement précis de l’individu et de le maîtriser en cas d’attitude agressive.

Du fait de la nature de son travail, le gendarme cynophile consacre quatre heures par jour à l’entraînement de son animal :

Selon sa spécialisation, il lui apprend à retrouver un objet ou une personne à partir de son odeur, à marquer un arrêt face au danger (chien d’avalanche), à flairer des substances particulières dans des environnements complexes (drogue, explosif, monnaie, etc…). Ce travail est impératif et conditionne la bonne réussite des opérations. Autant que possible, ces exercices sont réalisés dans des conditions extrêmes qui se rapprochent de la réalité : feu, eau, neige etc.

En dehors du dressage, le gendarme maître-chien apporte à son chien tous les soins nécessaires à sa santé (nourriture, propreté…).

Les chiens recrutés par la gendarmerie sont en majorité des bergers allemands et des bergers belges malinois mâles :

Ils sont admis à la brigade quand ils ont entre 12 et 24 mois, âge où son comportement est encore docile. Tous les chiens passent des examens de sélection qui permettent de déterminer leur aptitude au service :

Examen morphologique : correspondance avec le standard de la race

Examen sanitaire : vaccins, radio, état général

Examen caractériel : agressivité, vigilance, équilibre nerveux, réaction aux coups de feu.

En dehors des heures de travail, le chien de l’unité cynophile vit au chenil de la brigade, au régiment de son maître ou bien à son domicile.

La profession de gendarme maître-chien compte presque uniquement des hommes mais il est tout à fait possible pour une femme de faire ce métier.

Horaires et durée de travail :

Les conditions de travail du gendarme maître-chien le conduisent à travailler en fin de semaine (samedi et dimanche), les jours fériés et parfois de nuit. Il peut aussi être déplacé dans un service où il effectue un roulement avec ses collègues : prise de poste le matin ou le soir, le week-end, etc.

Devenir gendarme au sein d’une brigade cynophile :

Pour devenir maître-chien dans la gendarmerie il faut être avant tout passer le concours de sous-officier de la gendarme nationale (niveau BAC) et avoir deux ans d’expérience professionnelle en unité traditionnelle.

Les conditions d’entrée en formation de Maître-chien :

Un sous-officier, qui veut suivre la formation de maître-chien, doit remplir ces conditions :

Avoir obtenu l’examen présenté par tous les sous-officiers de gendarmerie : le certificat d’aptitude technique

Être médicalement apte

Être âgés de moins de 35 ans au 1er janvier de l’année de sa demande de mutation en unité spécialisée

Réussir une épreuve sportive (parcours foncier d’environ 8 kilomètres en milieu naturel, chronométré, en treillis et chaussures d’intervention)

Il est également fortement conseillé d’avoir un parcours professionnel irréprochable et de manifester une véritable motivation pour la conduite d’un chien car la formation est très sélective.

La formation de Maître-chien de la Gendarmerie :

Les sous-officiers de la gendarmerie candidats au poste de maître-chien suivent une formation au Centre National d’Instruction Cynophile de la Gendarmerie (CNICG) de Gramat (46).

Ils doivent choisir un domaine de spécialisation parmi :

  • Le pistage
  • La recherche de produits stupéfiants ou explosifs
  • Les recherches d’armes et munitions
  • La recherche de restes humains ou de traces de sang.

La formation se fait en trois étapes :

Faire une formation au poste de suppléant maître de chien : pendant cinq semaines, le sous-officier établit un climat de confiance avec l’animal et apprend les règles de la Commission d’Hygiène de Sécurité et des Conditions de Travail (CHSCT) canine : soin de l’animal, entretien des locaux canins, assistance au maître-chien dans ses missions. Le suppléant maître de chien doit obtenir une autorisation pour conduire l’animal qui devra impérativement être muselé.

Faire une formation au poste de conducteur de chien : durant sept semaines, le candidat bénéficie de modules théoriques et pratiques. Cette étape permet au duo gendarme / chien de se consolider. Le maître apprend la psychologie canine et les gestes fondamentaux de dressage du chien.

Faire une formation au poste de maître de chien : pendant trois mois, le gendarme acquiert les connaissances propices à intervenir en opération et à maintenir le niveau technique de son animal en unité spécialisée. Cette formation est complétée en fonction des avancées cynophiles agréées par la Direction Générale de la Gendarmerie Nationale (DGGN). Avant l’arrivée des gendarmes stagiaires, les chiens sont dressés pendant environ trois mois : ils ont été dressés pour avoir un niveau suffisant à l’entrée en stage de formation initiale. C’est à cette étape que le binôme maître / chien est constitué.

La consolidation de la formation canine en unité :

Une fois affecté en unité cynophile, le maître-chien dispose de quatre heures consécutives par jour pour continuer à former son compagnon de travail. C’est le dressage de « formation de consolidation de 1er niveau ». Un plan de progression standard est transmis au maître-chien pendant sa formation. Le gendarme doit pouvoir rendre à l’animal ses capacités d’initiative et sa personnalité propre. Elles ont pu être effacées au cours du dressage initiale, qui insiste sur l’acquisition de réflexes et d’automatisme.

A la fin de sa formation, le gendarme maître-chien est assuré de trouver un poste et sera affecté dans une équipe cynophile en fonction de sa spécialité.